Pour agir il faut comprendre

 

La science permet la compréhension (partielle) des interrelations

Homme-Biosphère-Atmosphère-Géosphère

 

 

L'approche scientifique d'un problème impose de définir un cadre de référence.

Le "débat" actuel entre climato-sceptiques et climato-alarmistes me semble plus ressortir de la foi religieuse que de l'approche scientifique.

 

D'où part-on et où voulons nous aller ? et, surtout, à quelle échelle se situe le débat ? Echelle humaine ou échelle planétaire ?

 

Ne prendre en compte que l'action de l'humain sur l'atmosphère, dans l'étude du réchauffement climatique, n'est pas scientifique et n'est pas non plus raisonnable. 

 

En effet les paramètres influents sur l’atmosphère et les variations climatiques sont nombreux (une vingtaine au moins) et la plupart ne sont ni connus depuis un laps de temps suffisant, ni maîtrisés dans leur impact réel.

 

Il faut donc :

 

1° Observer, analyser et comprendre

2° Définir les cadres de pensée, les paradigmes

3° Apprécier les enjeux  et évaluer les risques réels, les risques imaginaires et l'éco-bilan (bilan coût-avantage)

 

 Pour essayer d'y voir clair partons de données objectives et factuelles.

 

 

1 - DONNEES FACTUELLES

 

1.1 - Quelques données climatologiques -

 

 

Comme on peut le constater, les variations du climat de la Terre ont été telles que le niveau des mers (lié aux glaciations et à la fonte des glaces) a pu varier au cours des derniers 550 000 ans, de + 100 mètres à -100 mètres.

Exemple : l'entrée de la grotte Cosquer sur le littoral méditerranéen est située à -37 mètres par rapport au niveau de la mer.

Entre l'an 900 après JC et l'an 1400 le climat de la Terre en occident a été plus chaud que le climat actuel.

 C'est à cette époque que les vikings d'Eric le Rouge ont découvert le Groenland (la terre verte) et l'ont colonisé.

 


1.2 - L'atmosphère terrestre -

 

L’atmosphère terrestre est composée de divers gaz dont les plus importants sont :

·      L’azote (N2) 78 %

·      L’oxygène (O2) 20,9 %

·      Le gaz carbonique (CO2) 0,03%

 

Il convient de noter la faible proportion du gaz carbonique.

Il convient également de noter que les proportions varient avec l’altitude.

 

 

 

Il ressort qu'au cours des temps géologiques la teneur en CO2 a régulièrement diminué. D'un facteur 10 ! Comme a augmenté la teneur en oxygène, d'un facteur 1000. Grace à la photosynthèse des végétaux verts.

 

Que les activités humaines influencent la teneur en CO2 de l'atmosphère on ne peut le nier. Cependant il s'agit d'une variation de teneur très relative.

 

1.3 - Quelques chiffres comparatifs

A écouter les écolomaniques français, on pourrait croire que si la France était vertueuse, la Planète serait sauvée.

Si l'on rapporte la quantité de CO2 produit par divers pays en tonnes par million de dollars, la France est la moins "polluante" (in J. Marseille, 2010):

  • France : 266 t/1million $
  • L'Allemagne : 426 t/1 million $
  • les USA :  761 t/1 million $
  • la Chine : 3810 t/1 million $

 Evidemment tout le monde doit faire des efforts, y compris la France, mais a suivre les débats avec les "écologiques, le sort de la Planète dépendrait des décisions politiques françaises. C'est évidemment faux. Nul ne se sauvera durablement seul.

1.4 - Le système Terre 

 

L'éruption en cours (avril 2010) d'un volcan islandais, montre bien la différence d'échelle d'influence entre les forces telluriques et l'action humaine.

 

 

2 - LES CATASTROPHES NATURELLES

 La méconnaissance du fonctionnement du Système-Terre n'est pas sans conséquences dramatiques, sur les sociétés humaines.

 Entre 1960  et 1980 on a dénombré 44 évènements naturels majeurs (séismes, inondations, ouragans, éruptions volcaniques) qui ont provoqués la mort de plus de 1.200.000 personnes (dont 700.000 personnes lors du tremblement de Terre à Tangshan, en Chine, en juin 1976 et 400.000 personnes lors du raz de marée de tempête du Bengladesh, en novembre 1970).

 En 2008 les pertes humaines ont été de 220 000 personnes. Les pertes matérielles ont été évaluées à plus de 200 milliards de dollars.

 En janvier 2010, le séisme d'Haïti a été particulièrement ravageur le bilan s'annonce très lourd, tant en morts ( plus de 200 000 ) qu'en population affectée (plusieurs millions de personnes). Après coup "tout le monde savait" qu'une faille majeure de la croute terrestre affectait l'île.

 

 On peut donc retenir deux grandes familles de catastrophes :

- celles d'origine tellurique, étroitement liés à la tectonique globale (exemple Haïti),

- celles d'origine météorologique, ou climatique, autrement dit la mobilisation de l’air et de l’eau (exemple le Bangla Desh, ou le Mexique de 2010).

 

Il s'impose donc aux scientifiques, et aux techniciens, de fournir aux politiques les éléments d'appréciation pour les prises de décision dans l’intérêt des populations.

 

Force est de constater qu'en la matière, les politiques ont plus tendance à parler de fatalité naturelle, que de prospective et de prévision. Alors qu’ils devraient approcher les situations naturelles (les ressources en eau par exemple) avec un minimum de lucidité, d'objectivité et de sens des responsabilités.

 

Il peut même y avoir contradiction extrême entre l'analyse scientifique et les prises de position politique. Ainsi,  lors de la catastrophe du Grand-Bornand, dans l'Isère (14 juillet 1987) qui a fait 23 morts dans une crue torrentielle, le Premier Ministre déclarait : "Rien, à ma connaissance, ne permettait de craindre une catastrophe de ce genre. Tout, hélas! peut arriver."... Déclaration en totale contradiction avec la réalité !

 

Gérer l'environnement, pour les présentes générations et les générations futures c'est d'abord faire de la politique responsable.